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Déficit fonctionnel temporaire (DFT)

Dommage corporel - Fiche mise à jour le 27 janvier 2026

Le déficit fonctionnel temporaire (DFT) : définition, évaluation et indemnisation

Qu’est-ce que le déficit fonctionnel temporaire (DFT) ?

Le déficit fonctionnel temporaire (DFT) correspond à la réduction temporaire des capacités fonctionnelles d’une victime entre la date de l’accident et la consolidation de son état de santé.
 
Il s’agit d’un préjudice extra-patrimonial temporaire, reconnu par la nomenclature Dintilhac, qui indemnise la gêne subie dans la vie quotidienne indépendamment de toute perte de revenus.

Que répare le déficit fonctionnel temporaire ?

Le DFT indemnise notamment :

  • la perte de qualité de vie pendant la phase de soins,

  • les limitations dans les actes courants (se déplacer, se laver, s’habiller),

  • la privation temporaire d’activités personnelles et sociales,

  • la fatigue, les contraintes et la dépendance liées aux traitements.

 
👉 Le DFT ne répare pas les pertes de revenus, lesquelles relèvent des pertes de gains professionnels actuels.

DFT et souffrances endurées : quelle différence ?

La distinction est essentielle :

  • les souffrances endurées indemnisent les douleurs physiques et psychiques ressenties avant consolidation (cf. cette fiche),

  • le DFT indemnise la gêne fonctionnelle et la perte de qualité de vie, indépendamment de la douleur.

 
Ces deux postes sont distincts et cumulables, sous réserve d’une évaluation séparée.

Les différentes périodes du DFT

Le déficit fonctionnel temporaire peut être :

  • total, lorsque la victime est totalement empêchée d’accomplir les actes de la vie courante (hospitalisation, immobilisation),

  • partiel, lorsque les limitations sont moins importantes mais persistantes.


Il peut évoluer par paliers successifs, selon l’amélioration de l’état de santé.

DFT total (100 %)
Le DFT total correspond à une période durant laquelle la victime est totalement empêchée d’accomplir les actes ordinaires de la vie courante.
Il concerne notamment :

  • une hospitalisation complète,

  • une immobilisation stricte,

  • une dépendance totale à l’égard d’un tiers.

👉 La victime est privée de toute autonomie personnelle.
 
DFT partiel important (50 à 75 %)
Le DFT partiel important correspond à une période durant laquelle la victime conserve une autonomie très limitée.
Il peut s’agir :

  • d’un retour à domicile avec assistance,

  • de douleurs et contraintes majeures,

  • d’une impossibilité de reprendre une vie personnelle normale.

 
DFT partiel modéré (25 à 50 %)
Le DFT partiel modéré correspond à une gêne fonctionnelle réelle mais moins invalidante.
Il vise notamment :

  • une reprise partielle de l’autonomie,

  • des limitations dans certains actes de la vie courante,

  • des contraintes persistantes liées aux soins ou à la rééducation.

 
DFT partiel léger (10 à 25 %)
Le DFT partiel léger correspond à une gêne fonctionnelle résiduelle.
Il peut concerner :

  • une fatigue accrue,

  • des douleurs persistantes compatibles avec une vie quasi normale,

  • des restrictions mineures dans les activités personnelles.

Comment est évalué le déficit fonctionnel temporaire ?

L’évaluation du DFT repose sur une expertise médicale, qui précise :

  • la durée des périodes de déficit,

  • le caractère total ou partiel,

  • le taux de gêne fonctionnelle pendant chaque période.

 
L’expert se fonde sur les certificats médicaux, les soins reçus et l’évolution clinique.

Quel est le montant de l’indemnisation du DFT ?

Il n’existe aucun barème légal obligatoire. L’indemnisation est appréciée par les juridictions en fonction :

  • de la durée du déficit,

  • de son intensité,

  • des référentiels indemnitaires appliqués localement.

 
À titre indicatif, le DFT est souvent indemnisé sur la base d’un montant journalier, modulé selon le degré de gêne.

DFT et autres postes de préjudices

Le DFT se distingue notamment :

  • du déficit fonctionnel permanent (DFP), qui répare les séquelles après consolidation (cf. cette fiche),

  • des souffrances endurées,

  • des pertes de gains professionnels actuels (cf. cette fiche).

 
Ces postes sont autonomes et cumulables, sous réserve d’une évaluation distincte.

Pourquoi se faire assister par un avocat ?

Le DFT est fréquemment sous-évalué, en particulier lorsque les périodes de déficit partiel sont mal documentées.
 
L’assistance d’un avocat permet :

  • de reconstituer précisément les périodes de déficit,

  • de contester une évaluation insuffisante,

  • d’articuler le DFT avec les autres postes indemnisables,

  • d’obtenir une indemnisation conforme au principe de réparation intégrale.

Questions fréquentes sur le déficit fonctionnel temporaire

  • Le DFT est-il indemnisé même sans arrêt de travail ?

Oui. Le DFT est indépendant de la situation professionnelle.

  • Peut-il être indemnisé chez un enfant ou un retraité?

Oui, dès lors qu’une gêne fonctionnelle temporaire est caractérisée.

  • Le DFT cesse-t-il à la consolidation ?

Oui. Après consolidation, seules les séquelles permanentes sont indemnisées au titre du DFP.

À retenir

  • Le DFT indemnise la gêne fonctionnelle temporaire avant consolidation.

  • Il est distinct des souffrances endurées et des pertes de revenus.

  • Son évaluation repose sur l’expertise médicale.

  • Une assistance juridique permet d’éviter une minoration.

Bon à savoir

Je ferai en en sorte d’établir une indemnisation intégrale pour la victime directe et ses proches. 

Contactez-moi par téléphone ou par courriel et laissez-vous guider. Je m'occupe de tout.

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