Guide pratique
Accident de scooter : quelles démarches pour être indemnisé ?
Conducteur ou passager, collision, chute seule, inter-files ou conducteur en fuite : les garanties et preuves à vérifier après un accident de scooter.
Après un accident de scooter, l’indemnisation dépend d’abord de la qualité de la victime : conducteur, passager, piéton, cycliste ou autre usager.
La situation du conducteur est particulière. Sa propre faute peut limiter ou exclure l’indemnisation de ses blessures, tandis que le passager bénéficie normalement du régime protecteur applicable aux victimes non conductrices.
Il faut également distinguer l’accident avec un autre véhicule de la chute seule. En l’absence de tiers responsable, la garantie corporelle du conducteur peut devenir déterminante.
Ce guide explique les premières démarches, les preuves à conserver, les assurances à identifier et les points à vérifier avant d’accepter un refus ou une offre.
Vous ne savez pas par où commencer ?
Conducteur, passager, piéton, cycliste ou motard : les premières vérifications ne sont pas les mêmes après un accident de la route. L’outil d’orientation aide à repérer les questions utiles avant d’engager les démarches.
Quel scooter était utilisé ?
Le mot « scooter » recouvre plusieurs catégories. Le certificat d’immatriculation, le certificat de conformité, la puissance et le permis requis doivent être vérifiés avant de tirer une conclusion sur l’assurance ou l’indemnisation.
Scooter 50 cm³ ou cyclomoteur
Un scooter de 50 cm³, ou son équivalent électrique classé comme cyclomoteur, est limité à 45 km/h par construction. Il doit être immatriculé et assuré. Sa conduite est possible à partir de quatorze ans, avec le BSR ou la catégorie AM du permis lorsque les règles liées à la date de naissance du conducteur l’exigent.
- certificat d’immatriculation du scooter ;
- attestation du BSR, permis AM ou autre titre autorisant la conduite ;
- contrat d’assurance en vigueur au jour de l’accident ;
- caractéristiques d’origine et éventuelles modifications du véhicule.
Scooter 125 ou motocyclette légère
Le scooter 125 relève en principe de la catégorie des motocyclettes légères lorsque sa cylindrée ne dépasse pas 125 cm³, sa puissance 11 kW et son rapport puissance/poids 0,1 kW/kg.
Il peut être conduit avec un permis A1, A2 ou A. Le permis B peut également l’autoriser sur le territoire national sous les conditions applicables, notamment deux années de permis et une formation pratique de sept heures, sauf dispense prévue par les textes.
Maxiscooter
Pour un maxiscooter, le nom commercial ne suffit pas. Il faut vérifier la puissance, la catégorie d’homologation et le permis correspondant. Selon le modèle, un permis A2 ou A peut être nécessaire.
- catégorie inscrite sur le certificat d’immatriculation ;
- puissance maximale ;
- bridage éventuel et conformité de celui-ci ;
- catégorie de permis détenue au jour de l’accident.
Scooter à trois roues
Un scooter à trois roues de catégorie L5e peut, sous conditions, être conduit avec un permis B. Il faut notamment vérifier l’ancienneté du permis, l’âge du conducteur et le suivi de la formation pratique de sept heures ou l’existence d’une dispense.
Scooter électrique
La motorisation électrique ne détermine pas, à elle seule, le régime juridique. Un scooter électrique reste un véhicule terrestre à moteur. Sa catégorie dépend notamment de son homologation, de sa puissance et de sa vitesse par construction.
- certificat de conformité ;
- catégorie figurant sur le certificat d’immatriculation ;
- puissance du moteur et vitesse maximale ;
- contrat d’assurance ;
- état de la batterie et du système de propulsion après l’accident.
La victime conduisait-elle le scooter ou était-elle passagère ?
Cette distinction commande une grande partie de l’analyse. Elle doit apparaître dès le premier courrier adressé à l’assureur.
Conducteur du scooter
La faute commise par le conducteur d’un véhicule terrestre à moteur peut limiter ou exclure l’indemnisation de ses propres dommages corporels. Il faut donc demander à l’assureur de préciser la faute qu’il retient, les preuves sur lesquelles il s’appuie et son incidence exacte sur le droit à indemnisation.
- refus de priorité ou franchissement d’une signalisation ;
- vitesse ou dépassement contesté ;
- circulation inter-files ;
- téléphone, alcool ou stupéfiants ;
- perte de contrôle ;
- circulation dans une voie interdite ;
- absence du permis requis ;
- modification ou débridage du scooter.
Une infraction ne conduit pas automatiquement à un refus total. La faute retenue, son lien avec le dommage et la motivation de l’assureur doivent être examinés concrètement.
Passager du scooter
Le passager est une victime non conductrice. Il bénéficie normalement du régime protecteur de l’article 3 de la loi du 5 juillet 1985 pour ses dommages corporels, y compris lorsque le conducteur du scooter a commis une faute.
Le passager doit conserver l’identité du conducteur, l’immatriculation du scooter, le contrat d’assurance, les coordonnées des autres véhicules, les témoignages et ses pièces médicales. Le guide Passager blessé après un accident développe cette situation.
Piéton, cycliste ou autre victime heurtée par le scooter
La personne heurtée n’est pas conductrice du scooter. Son dommage corporel relève normalement du régime des victimes non conductrices, sous les exceptions prévues par la loi.
Propriétaire du scooter qui ne le conduisait pas
Lorsque le conducteur n’est pas propriétaire, sa faute peut être opposée au propriétaire pour l’indemnisation des dommages matériels causés au scooter. Le propriétaire conserve alors un recours contre le conducteur dans les conditions applicables.
Conducteur ou passager : les règles ne sont pas les mêmes
La faute du conducteur du scooter peut limiter ou exclure l’indemnisation de ses propres dommages.
Le passager est une victime non conductrice. Il bénéficie normalement du régime protecteur prévu par l’article 3 de la loi du 5 juillet 1985.
Un autre véhicule terrestre à moteur est-il impliqué ?
Collision avec une voiture, un camion, une moto ou un bus
La loi du 5 juillet 1985 s’applique aux accidents de circulation impliquant un véhicule terrestre à moteur. Le constat, les plaques, les assurances, les trajectoires, les points de choc, les photographies, les témoins et le procès-verbal éventuel doivent être conservés.
Manœuvre d’évitement sans contact
L’absence de contact ne suffit pas nécessairement à exclure l’implication d’un autre véhicule. Il faut toutefois établir sa présence, sa trajectoire et la manœuvre qu’il a imposée au conducteur du scooter.
- plaque complète ou partielle ;
- description du véhicule ;
- témoignages ;
- images de vidéoprotection ou de caméra embarquée ;
- déclarations immédiatement faites aux secours ou aux forces de l’ordre.
Perte de contrôle sans autre véhicule identifié
Lorsque le conducteur chute sans qu’un autre véhicule soit impliqué, il n’existe pas automatiquement d’assureur adverse chargé de ses blessures. Il faut alors examiner la garantie corporelle du conducteur, l’état de la chaussée, une éventuelle défaillance du scooter, l’intervention d’un animal ou d’un autre tiers et le régime de l’accident de trajet ou du travail.
Scooter heurté ou renversé alors qu’il était immobilisé
Le fait que le scooter soit à l’arrêt n’exclut pas automatiquement un accident de circulation. Il faut déterminer le rôle concret de chaque véhicule et la qualité de chaque victime.
Peut-on être indemnisé après une chute seule à scooter ?
Une chute seule doit être analysée selon sa cause et selon la qualité de la victime.
Conducteur sans cause extérieure établie
L’assurance obligatoire de responsabilité civile ne couvre pas automatiquement les blessures du conducteur responsable. La garantie corporelle du conducteur devient alors centrale, avec ses plafonds, franchises, seuils et exclusions.
Passager blessé lors d’une chute du scooter
Même lorsqu’aucun autre véhicule n’est impliqué, le passager peut rechercher l’indemnisation de ses dommages corporels auprès de l’assureur de responsabilité du scooter, sous réserve des circonstances et des conditions applicables.
Défaut de chaussée, obstacle ou travaux
Si la chute paraît liée à un trou, une plaque, des gravillons, une bordure, des travaux ou un défaut de signalisation, il faut identifier le gestionnaire de la voie, photographier rapidement les lieux et préserver les signalements et réparations ultérieurs.
Défaillance du scooter
Lorsque les freins, un pneu, la direction, une roue, le moteur ou une pièce paraissent en cause, il faut préserver le véhicule, les composants et l’historique d’entretien avant toute réparation destructrice. Le fabricant, le vendeur, le réparateur ou le loueur peuvent devoir être identifiés.
L’accident est-il survenu pendant une circulation inter-files ?
Depuis le 11 janvier 2025, la circulation inter-files est autorisée dans un cadre national précis pour les véhicules des catégories L3e et L5e dont la largeur n’excède pas un mètre. Elle ne constitue pas une autorisation générale de circuler entre les voitures sur toute voie et dans toute situation.
- autoroute ou route à deux chaussées séparées par un terre-plein central ;
- au moins deux voies dans chaque sens ;
- vitesse maximale autorisée normalement égale ou supérieure à 70 km/h ;
- circulation dense établie en files ininterrompues ;
- passage entre les deux files les plus à gauche ;
- vitesse maximale de 50 km/h, réduite à 30 km/h lorsqu’une file est à l’arrêt ;
- interdiction de dépasser un autre deux-roues circulant lui-même en inter-files ;
- retour dans la circulation normale lorsque le trafic se fluidifie.
Un scooter 50 classé L1e n’entre pas dans le champ limité aux catégories L3e et L5e. Pour un scooter 125, un maxiscooter ou un trois-roues, il faut contrôler la catégorie inscrite sur le certificat d’immatriculation et toutes les conditions de circulation.
Le non-respect d’une règle peut être invoqué à l’encontre du conducteur, mais son effet sur l’indemnisation doit être analysé plutôt que présumé.
Le scooter avait-il été modifié ou débridé ?
Une modification doit être distinguée d’une transformation régulièrement homologuée. Il faut conserver les factures, les pièces remplacées, la programmation, les échanges avec le réparateur et les caractéristiques d’origine.
- augmentation de la vitesse maximale ou de la puissance ;
- suppression ou modification d’un dispositif de limitation ;
- pièce moteur non conforme à l’homologation ;
- transformation non déclarée à l’assureur ;
- défaut de mise à jour du certificat d’immatriculation lorsque celle-ci était requise.
Le Code de la route sanctionne notamment la fabrication, la vente, la location ou l’installation professionnelle de dispositifs permettant de dépasser les limites réglementaires. Dans le dossier d’indemnisation, une modification peut soulever des questions d’homologation, d’assurance, de faute et de causalité. Elle ne doit pas conduire à annoncer sans analyse une perte automatique de tout droit.
Quels équipements faut-il documenter après l’accident ?
Le conducteur et le passager d’un cyclomoteur, d’une motocyclette ou d’un tricycle à moteur doivent porter un casque homologué et attaché ainsi que des gants conformes. Les équipements endommagés peuvent aussi constituer des preuves et des dommages matériels.
- casque, attache et visière ;
- gants ;
- blouson, pantalon et chaussures ;
- gilet airbag éventuel ;
- top-case et accessoires ;
- téléphone, lunettes ou effets personnels.
Une infraction relative à l’équipement ne supprime pas automatiquement l’indemnisation. Il faut distinguer la qualité de conducteur ou de passager, la nature des blessures et le lien éventuellement invoqué entre l’équipement et l’aggravation du dommage.
Le scooter était-il emprunté, loué ou partagé ?
Scooter prêté
Il faut vérifier le propriétaire, le souscripteur, l’autorisation de prêt, la qualité de conducteur déclaré, la franchise éventuelle, l’exclusion jeune conducteur, le permis et l’usage déclaré.
Scooter loué
Le contrat de location, l’état de départ, les assurances incluses, les franchises, les garanties optionnelles, le rapport d’accident et les factures d’immobilisation ou de réparation doivent être conservés.
Scooter partagé
Pour un scooter en libre-service ou partagé, conserver l’application, le numéro du véhicule, l’heure de déverrouillage, le lieu de prise en charge, les conditions d’utilisation, les garanties annoncées, les signalements de défaut et les données du trajet.
La propriété du scooter par un loueur ou un opérateur ne suffit pas à établir sa responsabilité. Il faut démontrer un défaut, un manquement ou un rôle causal en lien avec l’accident.
Que faire immédiatement après l’accident ?
Faire constater les blessures
- certificat médical initial ;
- compte rendu des secours et des urgences ;
- hospitalisation et imagerie ;
- ordonnances ;
- arrêts de travail ;
- prescriptions de rééducation ;
- photographies médicales utiles.
Identifier les véhicules et les assureurs
- immatriculations ;
- identité et coordonnées des conducteurs ;
- assureurs et numéros de contrat lorsqu’ils sont disponibles ;
- coordonnées des témoins ;
- références du procès-verbal ou du rapport de police.
Photographier méthodiquement
- vue générale et trajectoires ;
- signalisation et état de la chaussée ;
- position finale des véhicules ;
- dégâts du scooter et points de choc ;
- traces de freinage ou obstacle ;
- casque, gants et autres équipements.
Préserver le scooter avant réparation
Avant une réparation importante, il est utile de photographier le véhicule, d’obtenir un devis et un diagnostic écrits, de conserver les pièces remplacées lorsque cela reste possible, de noter le kilométrage et de préserver les données numériques disponibles.
Quelles preuves faut-il conserver ?
Pièces relatives au scooter et au conducteur
- certificat d’immatriculation ;
- certificat de conformité ;
- contrat d’assurance et conditions générales et particulières ;
- permis, BSR ou attestation de formation ;
- facture d’achat ;
- carnet d’entretien et réparations ;
- contrat de location ou conditions du service partagé.
Pièces relatives à l’accident
- constat amiable ;
- procès-verbal, plainte ou référence de procédure ;
- photographies et vidéos ;
- témoignages ;
- plan des lieux ;
- données de trajet ou de l’application ;
- échanges avec les assureurs.
Pièces relatives au dommage corporel
- certificat médical initial ;
- hospitalisation et examens ;
- arrêts de travail et soins ;
- justificatifs de frais et de pertes de revenus ;
- attestations relatives à l’aide apportée ;
- convocation et rapport d’expertise.
Pièces relatives aux dommages matériels
- devis ou rapport d’expertise du scooter ;
- valeur du véhicule avant l’accident ;
- casque, gants, vêtements et accessoires ;
- téléphone ou lunettes détériorés ;
- factures de remorquage, gardiennage et véhicule de remplacement.
Protéger les données du dossier
Les constats, procès-verbaux, permis, contrats d’assurance et documents médicaux contiennent des données personnelles et sensibles.
Pour un premier échange, il n’est pas nécessaire d’envoyer spontanément l’intégralité du dossier médical, le permis complet, les coordonnées privées d’un tiers ou les accès à une application de location.
Quelles assurances peuvent intervenir ?
Assurance de responsabilité civile obligatoire
Tout scooter, comme tout véhicule terrestre à moteur destiné à circuler, doit être assuré au minimum en responsabilité civile. Cette garantie couvre principalement les dommages causés aux tiers : passager, piéton, cycliste, conducteur adverse et biens endommagés.
Elle ne couvre pas automatiquement les blessures du conducteur responsable.
Garantie corporelle du conducteur
Cette garantie facultative peut indemniser les blessures du conducteur même lorsqu’il a commis une faute, sous réserve du contrat. Il faut demander les conditions complètes et vérifier notamment :
- plafond d’indemnisation ;
- franchise ou seuil de déficit permanent ;
- postes de préjudice couverts ;
- exclusions liées au permis, à l’alcool, aux stupéfiants ou à une modification du scooter ;
- usage professionnel ou prêt du véhicule ;
- méthode d’évaluation et déduction des sommes versées par des tiers.
Assurance du véhicule adverse
Lorsqu’un autre véhicule est impliqué, son assureur doit être identifié. L’analyse porte alors sur le droit à indemnisation du conducteur du scooter, la situation du passager et les dommages matériels.
Garanties matérielles et assistance
Selon le contrat, des garanties complémentaires peuvent couvrir le scooter, les équipements, le vol, l’incendie, les dommages tous accidents, le remorquage, le gardiennage ou un véhicule de remplacement.
Protection juridique et garanties personnelles
Une protection juridique peut organiser ou prendre en charge certaines démarches selon le contrat. Une garantie accidents de la vie, une prévoyance ou une autre garantie individuelle doit être vérifiée sans présumer qu’elle couvre tout accident impliquant un véhicule motorisé.
Que faire si le conducteur responsable a pris la fuite ou n’était pas assuré ?
Il faut immédiatement préserver la plaque, même partielle, la marque, le modèle, la couleur, la direction de fuite, les témoignages, les images, la plainte et les documents médicaux.
Le FGAO peut intervenir lorsque le responsable est inconnu ou non assuré, mais seulement sous les conditions du dispositif et de manière subsidiaire. Il ne remplace pas une garantie conducteur pour le conducteur responsable de sa propre chute. Les guides sur le délit de fuite et le conducteur non assuré ou non identifié développent ces démarches.
L’accident est-il survenu pendant un trajet professionnel ?
Il faut distinguer le trajet domicile-travail, le déplacement accompli pendant le travail, une livraison ou une mission professionnelle et l’usage purement personnel.
Un accident sur le trajet entre la résidence et le lieu de travail peut être reconnu comme accident de trajet lorsque les conditions légales sont réunies. Une mission accomplie pendant le travail relève d’une analyse différente.
L’utilisation d’un scooter personnel pour des rendez-vous, livraisons ou déplacements professionnels n’est pas toujours couverte par le contrat privé. L’assureur doit être informé et une garantie « usage professionnel » ou « mission » peut être nécessaire. Voir le guide Accident de trajet domicile-travail.
Quand une expertise médicale peut-elle être nécessaire ?
Une expertise peut être envisagée lorsqu’une opération a été nécessaire, que les soins ou l’arrêt de travail se prolongent, que des douleurs persistent, qu’une aide humaine est nécessaire, que la reprise professionnelle est difficile, que des séquelles sont envisagées ou qu’une offre doit être examinée.
Elle peut notamment porter sur les blessures, les soins, les douleurs, la perte temporaire d’autonomie, la consolidation, les séquelles, l’aide humaine, les conséquences professionnelles et les besoins futurs.
- obtenir et classer le dossier médical ;
- préparer l’expertise médicale ;
- comprendre le rôle du médecin-conseil ;
- consulter un avocat avant l’expertise.
Quelles conséquences peuvent être indemnisées ?
Les préjudices ne sont examinés qu’après détermination du droit à indemnisation, de la faute éventuellement opposable au conducteur et des garanties contractuelles disponibles.
Préjudices économiques
- dépenses de santé et frais de déplacement ;
- pertes de revenus ;
- aide humaine ;
- frais et soins futurs ;
- incidence professionnelle ;
- scooter et équipements endommagés.
Préjudices personnels
- déficit fonctionnel temporaire ;
- souffrances endurées ;
- préjudice esthétique ;
- déficit fonctionnel permanent ;
- préjudice d’agrément ;
- conséquences psychologiques médicalement documentées.
Préjudices propres des proches
- frais engagés ;
- aide apportée ;
- pertes de revenus ;
- retentissement personnel propre.
Le guide Préjudices indemnisables après un accident présente une vue d’ensemble sans remplacer l’analyse du dossier de scooter.
Quels délais faut-il surveiller ?
Délais de l’offre en accident de circulation
Lorsque la loi du 5 juillet 1985 s’applique, l’assureur doit notamment présenter une offre ou une réponse motivée dans les trois mois selon l’état de la responsabilité et de l’évaluation, une offre relative au dommage corporel dans les huit mois suivant l’accident et, lorsque la première offre était provisionnelle, une offre définitive dans les cinq mois suivant l’information sur la consolidation.
Prescription du dommage corporel
L’action en responsabilité née d’un événement ayant entraîné un dommage corporel se prescrit en principe par dix ans à compter de la consolidation du dommage initial ou aggravé.
Délais contractuels
Le contrat peut prévoir des délais plus courts pour déclarer le sinistre, demander la garantie conducteur, transmettre les justificatifs, solliciter l’assistance ou contester une position.
Pourquoi agir rapidement ?
Les vidéos peuvent être effacées, le scooter réparé, les pièces jetées, les témoins devenir difficiles à retrouver, les données d’application disparaître et la chaussée être remise en état. Un délai de fond apparemment long ne protège pas les preuves.
Que faire si l’assureur refuse ou réduit l’indemnisation ?
Demander une position écrite et identifier exactement le motif invoqué.
- faute du conducteur ;
- absence d’un autre véhicule impliqué ;
- garantie conducteur absente, limitée ou exclue ;
- absence du permis ou de la formation requise ;
- modification ou débridage ;
- circulation inter-files ;
- usage professionnel non déclaré ;
- contestation du lien entre l’accident et les blessures ;
- justification insuffisante des préjudices ou dommages matériels.
Comparer ensuite cette motivation avec le constat, le procès-verbal, les photographies, les témoignages, le contrat, le certificat d’immatriculation, le permis ou l’attestation de formation, le diagnostic du scooter, les pièces médicales et le rapport d’expertise.
Quelles erreurs peuvent fragiliser le dossier ?
- ne pas préciser si la victime conduisait le scooter ou était passagère ;
- ne pas identifier exactement le modèle et la catégorie du scooter ;
- perdre le contrat d’assurance ou ne pas vérifier la garantie conducteur ;
- confondre responsabilité civile et protection du conducteur ;
- réparer le scooter avant les photographies et le diagnostic ;
- jeter le casque ou une pièce cassée ;
- masquer une modification du véhicule ;
- ne pas déclarer l’usage professionnel ;
- demander trop tard les vidéos ;
- ne pas déposer plainte après un délit de fuite ;
- accepter une position seulement verbale ;
- accepter une offre définitive avant la consolidation.
Questions fréquentes
Un conducteur de scooter est-il toujours indemnisé ?
Non. Sa faute peut limiter ou exclure l’indemnisation de ses propres dommages. Il faut examiner les circonstances et les garanties souscrites.
Le passager bénéficie-t-il des mêmes règles que le conducteur ?
Non. Le passager est une victime non conductrice et bénéficie normalement du régime plus protecteur de l’article 3 de la loi du 5 juillet 1985.
L’assurance au tiers couvre-t-elle les blessures du conducteur ?
Pas automatiquement. Elle couvre principalement les dommages causés aux tiers. Le conducteur responsable doit vérifier une garantie corporelle spécifique.
Une chute seule peut-elle être indemnisée ?
Oui dans certaines situations, notamment au titre d’une garantie conducteur, d’un défaut de chaussée, d’une défaillance du scooter ou d’un accident de trajet. Elle ne crée toutefois pas automatiquement un recours contre un assureur adverse.
Un scooter 50 doit-il être assuré et immatriculé ?
Oui. L’immatriculation et l’assurance de responsabilité civile sont obligatoires.
Peut-on conduire un scooter 50 à quatorze ans ?
Oui, sous réserve notamment du BSR ou de la catégorie AM lorsque les règles correspondantes sont applicables au conducteur.
Peut-on conduire un scooter 125 avec un permis B ?
Oui sous conditions, notamment une ancienneté de deux ans du permis B et une formation pratique de sept heures, sauf dispense.
Un scooter 50 peut-il circuler en inter-files ?
Le dispositif national vise les catégories L3e et L5e. Un cyclomoteur 50 classé L1e n’entre donc pas dans son champ.
Le casque et les gants sont-ils obligatoires pour le passager ?
Oui. Le casque homologué attaché et les gants conformes sont obligatoires pour le conducteur comme pour le passager, sauf exception liée à certains véhicules réceptionnés avec portières et ceinture.
Le FGAO intervient-il après un délit de fuite ?
Il peut intervenir sous conditions lorsque le responsable est inconnu ou non assuré. Son intervention est subsidiaire et ne couvre pas le conducteur responsable de sa propre chute.
Ressources utiles
Pour compléter cette information, les ressources officielles suivantes peuvent être consultées :
- Loi du 5 juillet 1985 — Article 1 ;
- Loi du 5 juillet 1985 — Article 3 ;
- Loi du 5 juillet 1985 — Article 4 ;
- Loi du 5 juillet 1985 — Article 5 ;
- Code des assurances — Article L. 211-9 ;
- Service-Public — Circuler avec un scooter de 50 cm³ ;
- Service-Public — BSR et catégorie AM ;
- Service-Public — Scooter 125 et trois-roues avec le permis B ;
- Code de la route — Article R. 412-11-3 sur l’inter-files ;
- Code de la route — Article R. 431-1 sur le casque ;
- Code de la route — Article R. 431-1-2 sur les gants ;
- Code de la route — Article L. 317-5 sur certains dispositifs et transformations ;
- Service-Public — Assurance automobile obligatoire ;
- Justice.fr — Indemnisation des dommages corporels après un accident de la route ;
- Service-Public — Intervention du FGAO ;
- Service-Public — Usage professionnel d’un véhicule personnel ;
- Code de la sécurité sociale — Article L. 411-2 sur l’accident de trajet ;
- Code civil — Article 2226 sur la prescription du dommage corporel.
Scooter, faute du conducteur et garanties
Vous avez été blessé lors d’un accident de scooter ?
Le cabinet peut examiner votre qualité de conducteur ou de passager, les circonstances de l’accident, le constat ou le procès-verbal, le contrat du scooter, la garantie conducteur, les premières pièces médicales et les assurances susceptibles d’intervenir.
Pour un premier échange, il n’est pas nécessaire d’envoyer spontanément l’intégralité du dossier médical, le permis complet, les données d’une application de location ou les coordonnées privées d’un tiers. Le mode de transmission adapté pourra être précisé après un premier point.