Guide pratique

Accident à vélo : comment être indemnisé ?

Après un accident à vélo, l’indemnisation dépend des circonstances, du véhicule impliqué, des assurances et des blessures subies.

Après un accident à vélo, la victime doit rapidement vérifier les blessures, les circonstances de l’accident, les assurances et les démarches utiles pour préparer une éventuelle indemnisation.

Un cycliste peut être blessé dans plusieurs situations : collision avec une voiture, une moto, un bus, une trottinette, ouverture de portière, chute liée à l’état de la chaussée ou accident avec un conducteur non identifié.

L’indemnisation dépend notamment de la présence d’un véhicule impliqué, du type de vélo utilisé, des garanties disponibles, des responsabilités discutées et des préjudices subis.

Cette fiche explique les premières démarches à effectuer après un accident à vélo, les documents à conserver et les points de vigilance face à l’assurance.

Vous ne savez pas par où commencer ?

Conducteur, passager, piéton, cycliste ou motard : les points à vérifier ne sont pas toujours les mêmes après un accident de la route. L’outil d’orientation vous aide à repérer les premières questions utiles avant d’engager vos démarches.

Que faire immédiatement après un accident à vélo ?

Après un accident à vélo, la priorité est d’abord la santé de la victime.

Il est utile de :

  • se mettre en sécurité ;
  • appeler les secours si nécessaire ;
  • consulter rapidement un médecin ;
  • faire établir un certificat médical initial ;
  • conserver les coordonnées du conducteur ou des personnes impliquées ;
  • identifier les témoins ;
  • prendre des photographies des lieux, du vélo, du véhicule et des blessures visibles ;
  • conserver le constat amiable, s’il a été établi ;
  • déclarer l’accident à l’assurance ;
  • garder tous les justificatifs médicaux, professionnels et financiers.

Même si les douleurs semblent limitées au départ, certaines conséquences peuvent apparaître dans les jours suivants.

Le certificat médical initial est donc une pièce importante. Il permet de faire constater les blessures et de faire le lien entre l’accident et l’état de santé de la victime.

Accident avec une voiture, une moto ou un autre véhicule

Lorsqu’un cycliste est renversé ou blessé dans un accident impliquant une voiture, une moto, un bus, un camion ou un autre véhicule terrestre à moteur, la loi du 5 juillet 1985 peut s’appliquer.

Cette loi vise les victimes d’un accident de la circulation dans lequel est impliqué un véhicule terrestre à moteur.

Le cycliste n’est pas conducteur d’un véhicule terrestre à moteur lorsqu’il circule avec un vélo classique ou un vélo à assistance électrique répondant aux conditions réglementaires.

En pratique, cela signifie que la situation du cycliste est souvent plus protectrice que celle du conducteur d’une voiture ou d’une moto.

Mais il faut tout de même analyser les circonstances de l’accident.

Il faut notamment vérifier :

  • le véhicule impliqué ;
  • le rôle du conducteur ;
  • le constat amiable ;
  • les témoignages ;
  • les photographies ;
  • l’existence d’un procès-verbal ;
  • les blessures subies ;
  • les échanges avec l’assurance.

La page consacrée à l’accident de la route peut aider à comprendre les règles générales applicables aux accidents de circulation.

Le cycliste peut-il être indemnisé même s’il a commis une faute ?

La situation du cycliste doit être examinée avec prudence.

La loi du 5 juillet 1985 prévoit que les victimes autres que les conducteurs de véhicules terrestres à moteur sont indemnisées de leurs dommages corporels, sans que leur propre faute puisse leur être opposée, sauf faute inexcusable si elle a été la cause exclusive de l’accident.

Cela signifie qu’une simple imprudence du cycliste ne suffit pas nécessairement à exclure son indemnisation.

En revanche, chaque dossier doit être analysé concrètement.

Il faut vérifier :

  • la nature de la faute reprochée ;
  • le lien entre cette faute et l’accident ;
  • les circonstances précises ;
  • les preuves disponibles ;
  • la position de l’assurance ;
  • l’existence éventuelle d’une discussion sur la responsabilité.

Il ne faut donc pas accepter trop vite une réponse de l’assurance qui réduirait ou refuserait l’indemnisation sans explication claire.

Accident avec ouverture de portière

L’ouverture de portière est une situation fréquente.

Un cycliste peut être blessé lorsqu’une portière de voiture s’ouvre brusquement sur sa trajectoire.

Dans ce type de dossier, il est utile de conserver tous les éléments permettant de comprendre la scène :

  • emplacement du véhicule ;
  • position du vélo ;
  • sens de circulation ;
  • largeur de la voie ;
  • présence d’une piste cyclable ;
  • témoignages ;
  • photographies ;
  • constat amiable ;
  • éventuelle intervention des forces de l’ordre.

Il est également important de consulter rapidement un médecin, même si les douleurs semblent modérées au départ.

Les blessures liées à une chute peuvent concerner l’épaule, le poignet, le genou, le dos, la tête ou le visage.

La suite du dossier dépendra ensuite de l’analyse des responsabilités, des pièces médicales et des garanties mobilisables.

Accident avec un conducteur non identifié ou non assuré

Il peut arriver que le conducteur responsable quitte les lieux ou ne soit pas identifié.

Il peut aussi arriver que le véhicule impliqué ne soit pas assuré.

Dans ce cas, le Fonds de garantie des assurances obligatoires de dommages peut parfois intervenir, sous certaines conditions.

Il faut alors réunir le plus d’éléments possible :

  • date, heure et lieu de l’accident ;
  • description du véhicule ;
  • plaque d’immatriculation, même partielle ;
  • témoignages ;
  • dépôt de plainte ou signalement ;
  • procès-verbal, si disponible ;
  • photographies ;
  • certificat médical initial ;
  • justificatifs de frais et de pertes de revenus.

La fiche sur l’accident avec conducteur non assuré ou non identifié peut être utile si le responsable n’est pas connu ou n’est pas assuré.

Chute seule à vélo : peut-on être indemnisé ?

Une chute seule à vélo n’ouvre pas toujours automatiquement droit à indemnisation.

Il faut rechercher la cause de la chute.

Plusieurs situations peuvent être envisagées :

  • défaut de chaussée ;
  • trou ou obstacle dangereux ;
  • travaux mal signalés ;
  • objet tombé sur la voie ;
  • comportement d’un autre usager ;
  • défaillance du vélo ;
  • chute sans tiers identifié ;
  • perte de contrôle.

Si aucun tiers n’est impliqué et qu’aucune cause extérieure n’est établie, l’indemnisation peut dépendre des garanties personnelles souscrites par la victime.

Il peut s’agir, selon les contrats :

  • d’une garantie accidents de la vie ;
  • d’une garantie individuelle accident ;
  • d’une assurance scolaire ou sportive ;
  • d’une protection juridique ;
  • d’une garantie incluse dans une licence sportive ;
  • d’une assurance spécifique liée au vélo.

Il est donc utile de relire les contrats disponibles avant de conclure qu’aucune indemnisation n’est possible.

Vélo classique, VAE ou speedbike : pourquoi distinguer ?

Il faut distinguer le vélo classique, le vélo à assistance électrique et le vélo électrique de type speedbike.

Le vélo classique n’est pas soumis à une obligation d’assurance spécifique.

Le vélo à assistance électrique, ou VAE, reste un cycle lorsque l’assistance ne fonctionne que si le cycliste pédale et se coupe à 25 km/h.

Le speedbike, en revanche, relève d’un régime différent et peut être assimilé à un cyclomoteur, avec des obligations spécifiques.

Cette distinction peut avoir des conséquences sur :

  • l’assurance obligatoire ou non ;
  • les garanties mobilisables ;
  • la responsabilité en cas d’accident ;
  • les obligations d’immatriculation ;
  • l’analyse du dossier par l’assurance.

En cas de doute, il faut vérifier les caractéristiques exactes du vélo utilisé : assistance, puissance, vitesse, immatriculation éventuelle et contrat d’assurance.

L’assurance est-elle obligatoire pour un vélo ?

Pour un vélo classique ou un VAE réglementaire, l’assurance spécifique n’est pas obligatoire.

Mais si le cycliste cause un dommage à un tiers et qu’il n’a aucune assurance responsabilité civile, il peut devoir assumer personnellement les conséquences du dommage.

Il est donc recommandé de vérifier si l’assurance habitation couvre bien les déplacements à vélo.

Il peut aussi être utile de vérifier les garanties complémentaires :

  • garantie accidents de la vie ;
  • protection juridique ;
  • assurance vélo ;
  • assurance sportive ;
  • garantie dommages corporels ;
  • garantie vol ou dommages matériels.

L’assurance du vélo et l’indemnisation des blessures du cycliste sont deux questions différentes.

Une garantie peut couvrir les dommages causés aux autres sans couvrir correctement les blessures du cycliste lui-même.

Quels documents conserver après l’accident ?

Un dossier bien préparé facilite l’analyse.

Il est utile de conserver :

  • certificat médical initial ;
  • comptes rendus médicaux ;
  • ordonnances ;
  • examens d’imagerie ;
  • arrêts de travail ;
  • justificatifs de frais ;
  • photographies des lieux ;
  • photographies du vélo ;
  • photographies des blessures visibles ;
  • constat amiable ;
  • coordonnées du conducteur ;
  • coordonnées des témoins ;
  • dépôt de plainte ou procès-verbal, si disponible ;
  • échanges avec les assurances ;
  • facture du vélo et des équipements ;
  • justificatifs de perte de revenus ;
  • convocation à expertise médicale ;
  • offre d’indemnisation, si elle a été reçue.

Un premier échange avec le cabinet peut permettre d’identifier les pièces utiles selon la situation.

Une expertise médicale peut-elle être nécessaire ?

Oui.

Lorsque les blessures sont importantes ou lorsque l’assurance doit évaluer les conséquences de l’accident, une expertise médicale peut être organisée.

Cette expertise peut permettre d’examiner :

  • les blessures initiales ;
  • les soins ;
  • les douleurs ;
  • les arrêts de travail ;
  • la consolidation ;
  • les séquelles ;
  • les pertes de revenus ;
  • l’aide humaine ;
  • les conséquences professionnelles ;
  • les préjudices personnels.

Il est important de préparer cette étape.

La victime doit pouvoir transmettre les pièces médicales utiles et expliquer concrètement les conséquences de l’accident dans sa vie quotidienne.

La fiche sur la manière de préparer une expertise médicale peut aider à organiser les documents et les points à évoquer.

Quels préjudices peuvent être indemnisés ?

L’indemnisation ne se limite pas toujours aux frais médicaux.

Selon les circonstances, plusieurs postes peuvent être examinés.

Il peut notamment s’agir :

Chaque poste doit être analysé selon les pièces disponibles.

La page consacrée aux préjudices indemnisables permet de mieux comprendre cette lecture poste par poste.

Que faire face à l’assurance ?

Après un accident à vélo, plusieurs assurances peuvent intervenir.

Il peut s’agir :

  • de l’assurance du conducteur responsable ;
  • de l’assurance habitation du cycliste ;
  • d’une protection juridique ;
  • d’une garantie accidents de la vie ;
  • d’une assurance sportive ;
  • d’un assureur lié au vélo ;
  • du Fonds de garantie, sous conditions.

Il faut donc éviter de répondre trop vite ou d’accepter une proposition sans avoir compris la situation.

Avant d’accepter une offre, il est utile de vérifier :

  • les responsabilités retenues ;
  • les postes de préjudice indemnisés ;
  • les pièces médicales prises en compte ;
  • la date de consolidation ;
  • l’existence d’une expertise ;
  • les pertes de revenus ;
  • les frais restés à charge ;
  • l’aide humaine ;
  • les conséquences professionnelles ;
  • les séquelles.

La fiche sur l’offre d’indemnisation peut aider à comprendre les points à vérifier avant toute acceptation.

Pourquoi être accompagné ?

Un accident à vélo peut paraître simple au départ, mais le dossier peut vite devenir technique.

Il faut parfois distinguer :

  • vélo classique, VAE ou speedbike ;
  • accident avec véhicule ou chute seule ;
  • conducteur identifié ou non ;
  • assurance obligatoire ou garantie personnelle ;
  • responsabilité discutée ;
  • expertise médicale ;
  • offre ou refus d’indemnisation.

L’accompagnement par un avocat permet de reprendre le dossier dans l’ordre.

Le cabinet peut notamment aider à :

  • identifier le régime applicable ;
  • vérifier les assurances disponibles ;
  • analyser les responsabilités ;
  • préparer l’expertise médicale ;
  • réunir les pièces utiles ;
  • examiner une offre d’indemnisation ;
  • discuter un refus ou une proposition insuffisante ;
  • replacer les blessures dans une analyse complète du dommage corporel.

L’objectif est d’éviter que le cycliste blessé reste seul face à des interlocuteurs multiples ou à des réponses difficiles à comprendre.

Présenter votre situation au cabinet

Vous avez été victime d’un accident à vélo ?

Vous avez été renversé par une voiture, blessé par une ouverture de portière, victime d’une chute ou confronté à un conducteur non identifié ?

Vous avez reçu une réponse de l’assurance, une convocation à expertise médicale ou une offre d’indemnisation ?

Le cabinet peut vous aider à faire le point sur votre situation, les pièces utiles, les assurances mobilisables et les démarches à envisager.

Vous pouvez préparer un premier échange avec le cabinet ou consulter la page Contact.

Ressources utiles

Pour compléter votre information, vous pouvez consulter les ressources officielles relatives aux accidents de la route, à l’assurance vélo, au Fonds de garantie et aux règles applicables aux cyclistes.

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